⚠️ Historical Documentation Notice
This document is part of a historical archive and is presented for scholarly research and educational purposes.
The content reflects historical perspectives and should be understood within its historical context.
The International Campaign for
Real
History[English
original]
November 21, 2002
Un militant exhorte au combat contre la haine sur l’Internet
par Diane Koven, correspondante à Ottawa
OTTAWA – Malgré le petit nombre de néo-nazis utilisant l’Internet de manière active pour promouvoir la haine, il n’y a pas assez de gens pour les réfuter, affirme le directeur d’un site consacré à la lutte contre le négationnisme et le racisme sur la Toile.
Ken
McVay, qui s’exprimait à la Congrégation
Machzikei Hadas dans le cadre de la Semaine de l’enseignement de l’Holocauste, a demandé à
son auditoire, composé principalement de juifs, de
“ne jamais cesser” de combattre le racisme, “parce que dès que l’on cesse on offre un peu plus d’espace
à un nazi pour diffuser sa haine. Le message de la
Shoah c’est de ne jamais, absolument jamais oublier”.
Interrogé sur l’étendue de la propagande antisémite sur l’Internet, K. McVay, qui n’est pas juif mais a consacré sa vie à la lutte contre le négationnisme sur la Toile, répondit que du strict point de vue du volume il n’y avait pas de quoi s’alarmer.
Selon son estimation, sur les 600 millions environ d’utilisateurs de l’Internet, seuls 200 à 300 sites font étalage de la haine nazie. Mais “le problème le plus grave” est qu'”il n’y a guère qu’une vingtaine de personnes pour réfuter leur idéologie”.
“Le danger est qu’une seule personne peut ouvrir un site très professionnel et donner l’impression qu’il en représente des milliers, et il peut atteindre les gens du monde entier”, dit McVay.
“Mon message au monde et, en particulier, à la communauté juive, c’est qu’on ne combat pas la haine comme on devrait.” Ancien Marine américain vivant en
Colombie britannique depuis 35 ans, McVay reconnaît que c’est son grand-père qui lui a appris à
défendre ce qui est juste.
Il est, dit-il, tombé sur de la littérature antisémite et sur de la propagande négationniste sur l’Internet il y a 10 ans. Cette découverte l’amena à étudier l’Holocauste et à attaquer les négationnistes en combattant leur propagande antisémite au moyen de faits qu’il expose sur son site.
Ce travail aboutit à la création d’un site
– le projet Nizkor, à l’adresse www.nizkor.org – qui est le site peut-être le plus complet consacré
à la réfutation du négationnisme, celui que consultent le plus fréquemment les chercheurs, les journalistes et les étudiants.
McVay déclara qu'”il ne fait vraiment pas bon
être juif au Canada en ce moment”, parce que la situation au Moyen-Orient a entraîné ici une recrudescence de l’antisémitisme et des incidents antisémites.
On l’a “accusé” d’être juif, affirme-t-il, et il a reçu un grand nombre de menaces de mort en raison, justement, de sa notoriété.
“Saviez-vous qu’on peut devenir juif en débattant avec un nazi?” demanda-t-il à son auditoire.
C’est là, dit-il, un petit exemple parmi les nombreuses critiques incohérentes et désobligeantes dont il a fait l’objet depuis qu’il s’est investi dans le projet Nizkor.
McVay déclara aussi à son auditoire que
“d’un point de vue nazi, vous devriez être très fiers de tout votre pouvoir.
D’après eux, vous contrôlez les médias, l’éducation, les tribunaux et le système monétaire”.
McVay, qui pense qu’il faut contrer les négationnistes et les racistes en leur opposant des faits plutôt que par la censure, insista auprès de ses auditeurs pour qu’ils “refusent de tolérer (la haine)… La haine ne disparaîtra que lorsque vous refuserez de la tolérer dans votre communauté.
On pourra voter autant de lois qu’on voudra… Je suis convaincu que la solution se trouve dans l’éducation du public”.
McVay a appelé la communauté juive à
secouer son apathie. “Cela me rend malade de voir que tant de gens s’en fichent.”
Related links:
-
Kenneth
McVay
index
Focal Point
2002 write to David Irving